Certaines rencontres marquent une vie. Quand Jean-Paul a vu cette grande dame, avec sa longue robe verte et sa frange blonde effilée, longeant le palais des Congrès de Nice, il l’a immédiatement reconnue. «Vous étiez au restaurant ! Celui avec les portes vitrées, lance-t-il. Je me souviens du visage de cette dame. Elle était sur la Prom et elle est venue se réfugier au restaurant. Et après, ils ont fermé les portes. Il y a des choses qu’on n’oublie pas. Des flashs.» Martine a mis un petit temps à se remémorer. Puis tout est revenu. Il y a six ans, tous deux s’engouffraient dans un restaurant du bout de la promenade des Anglais. Martine s’enfermait dans les toilettes, Jean-Paul préférait rebrousser chemin. Un «sursaut de survie» dans la panique générale. Après le feu d’artifice, le 14 juillet 2016 à 22 h 32, Mohamed Lahouaiej Bouhlel tuait 86 personnes et en blessait 400 autres avec un camion. Ce lundi, Jean-Paul et Martine assistent ensemble au premier jour du procès de l’attentat – prévu pour durer trois mois et demi – dans une salle de retransmission du palais des Congrès.
Justice
Procès de l’attentat de Nice : «C’est une manière de fermer le livre»
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A Paris, le premier jour du procès a consisté en l’énumération des parties civiles et la présentation des accusés. Retransmis à Nice, malgré des bancs clairsemés, il a permis à des victimes de se retrouver.
Au Palais des expositions de Nice, où est diffusée le procès pour les parties civiles. (Laurent CARRE/Libération)
Publié le 05/09/2022 à 19h27
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