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A la barre

Procès de l’incendie de la rue Fondary: les grosses magouilles de petits voyous

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Jeudi 19 mai, au troisième jour du procès du «nettoyage» du meurtre d’une prostituée, au cours duquel une autre personne est morte, trois accusés ont été interrogés par la cour d’assises de Paris. Leurs déclarations ont parfois semblé déconnectées de la gravité des faits.

Le 4 mai 2021, devant la cour d'assises du palais de justice de Paris, au jour d'ouverture du procès de l'incendie de la rue Fondary, finalement reporté à mai 2022 à cause d'un cas de Covid parmi les accusés. (Denis Allard/Libération)
Publié le 20/05/2022 à 8h30

Ils défilent à la barre pour le drame de la rue Fondary, et l’on croit un instant avoir quitté le palais de justice pour assister au casting d’un mauvais téléfilm. Dans le rôle de l’amant inavoué, prenez Moncef D., 31 ans, «Basic» pour ses intimes, qui soutient dur comme fer qu’il ne connaissait «pas plus que ça Maria Paz», une «amie» proxénète qui lui accordait des relations sexuelles non tarifées et à qui il envoyait des messages passionnés. Kamel Z., 31 ans, joue plutôt le rôle de l’arnaqueur loquace, appâté par le gain comme une guêpe par un pot de miel. Enfin, Mourad B., 29 ans, «nettoyeur professionnel» de scènes de crimes, est devenu malgré lui le «grand brûlé» fuyard de cette rocambolesque et funeste histoire.

Jeudi, devant la cour d’assises de Paris, leurs réponses ont souvent semblé en décalage au regard de la gravité des faits qui leur sont reprochés. Depuis mardi, se tient le procès du «nettoyage» du meurtre d’une prostituée colombienne, ayant eu pour épilogue l’explosion du troisième étage du 42, rue Fondary, dans le XVe arrondissement de Paris, et la mort de Maria Paz. La proxénète a été tuée dans l’incendie qu’elle a elle-même commandité, et qu’elle aurait même déclenché. Sept personnes, impliquées à des degrés divers dans cette affaire, sont jugées

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