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A la barre

Procès du 13 Novembre : les silences du jeune frère Abaaoud

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Yassine Abaaoud, cadet du chef opérationnel des commandos jihadistes, était entendu comme témoin devant la cour d’assises spéciale de Paris ce jeudi. Taiseux, il n’a percé aucun des secrets à même d’éclairer les agissements d’Abdelhamid.

Devant la porte des parents de Yassine et d’Abdelhamid Abaaoud, à Molenbeek, en 2015. (Virginia Mayo/AP)
Publié le 09/12/2021 à 21h20

Il y a quelques semaines, les écrans de la cour d’assises spécialement composée projetaient la «vidéo tristement célèbre du pick-up d’Abaaoud» – dixit une enquêtrice belge – où le chef opérationnel des commandos du 13 Novembre plaisantait au volant d’un véhicule traînant des corps sur plusieurs mètres en Syrie. Sur ces mêmes écrans se dessine ce jeudi la silhouette de son petit frère Yassine, étudiant, sweat blanc à capuche et cheveux courts noirs, auditionné en visioconférence depuis Bruxelles. Attablé dans un bureau de la justice belge, les mains croisées devant lui, le jeune homme sèche. «On essaie de comprendre : qu’est-ce qu’il s’est passé dans la tête de votre frère [Abdelhamid Abaaoud], entre 2012 et 2015, pour qu’il en arrive à commettre ces faits d’une gravité extraordinaire ?» l’interroge le président, Jean-Louis Périès. «Je ne peux pas vous répondre, je ne suis pas dans sa tête, ni avant ni aujourd’hui», regrette le jeune homme, aujourd’hui âgé de 26 ans.

Son audition inaugure la séquence des témoignages des familles des accusés, qui doit se poursuivre tout au long de la semaine prochaine. Des prises de parole particulièrement att

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