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A la barre

Procès du 13 Novembre : l’infinie faiblesse de l’exposé de la police fédérale belge sur Salah Abdeslam

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Aucun élément probant n’a émergé de l’audition d’un enquêteur belge de la police fédérale ce mardi, enfonçant un peu plus les pâles investigations menées en Belgique.

Extrait d'une vidéo du 13 avril 2016 montre Salah Abdeslam, dernier membre vivant du commando des attentats du 13 Novembre, dans le marché de Molenbeek à Bruxelles, en Belgique. (Bruzz via AP/SIPA)
Publié le 07/12/2021 à 21h11

L’idée n’est pas de s’acharner sur les enquêteurs belges qui, il faut bien le dire, dégustent depuis une semaine. Mais quand même… L’amateurisme désespérant renouvelé à chaque stade de la surveillance – ou plutôt de la surveillance fantoche des terroristes –, et surtout l’infinie faiblesse des exposés fournis sur chacun des accusés donnent l’étrange illusion de ne pas être devant une cour d’assises spécialement composée, jugeant les pires attentats commis sur le sol français.

Ce mardi, c’était au tour de Salah Abdeslam, le seul membre encore vivant des commandos parisiens, de passer au révélateur du témoin de la DR3, la cellule antiterroriste de la police judiciaire fédérale belge. Pour faire simple, aucun élément nouveau et probant n’a été apporté. La déposition de l’enquêteur, lue sans conviction sur un ton monocorde, a consisté en un enchaînement de schémas low-cost, avec logo et voiturette animée sur une carte, pour suivre les déplacements d’Abdeslam en E

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