Il est apparu dans un film suédois promouvant «l’intégration» par le sport qui faisait la part belle à ce gamin d’une douzaine d’années, d’origine palestino-syrienne, et doté d’un certain talent pour le foot. Osama Krayem vivait alors dans un quartier populaire et multiculturel de Malmö, dont le pendant belge pourrait être, selon ses dires, la fameuse enclave de Molenbeek. «Vous étiez un exemple alors ?» s’exclame le président de la cour d’assises spécialement composée de Paris. «Pourquoi avoir participé à ce film ? Vous vous sentiez bien intégré dans la société suédoise ?» cherche à savoir Jean-Louis Périès au troisième jour des interrogatoires de personnalité des accusés du procès des attentats du 13 Novembre. «Non, je vivais dans un endroit où il n’y avait même pas de Suédois», répond laconique Osama Krayem qui, à 29 ans, encourt la perpétuité.
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La cour d’assises spécialement composée poursuit son examen des curriculum vitae des quatorze accusés. Le Suédois Osama Krayem, un des plus lourds profils dans le box, s’est montré peu disert jeudi.
Le quartier de Rosengard, à Malmö, où a vécu, enfant, Osama Krayem. (Robert B. Fishman/Picture Alliance/DPA)
Publié le 05/11/2021 à 7h26
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