Dix-sept femmes ont été violées ou agressées sexuellement entre 2015 et 2016. La plus jeune avait 18 ans au moment des faits. Depuis le 18 mars, les dix-sept récits ont été revécus, lus, racontés, répétés, analysés dans la salle Diderot du palais de justice de Paris. A l’exception du dernier jour, ce vendredi 29 mars, où une salle plus grande a été choisie pour accueillir tout le public qui se pressait déjà devant les portes la veille.
A la barre
Lors du procès, aucun détail n’a été occulté. La défense a cherché les contradictions, elle a pinaillé sans grande conviction sur des messages échangés entre l’accusé et les victimes. Sur des quantités d’alcool ingurgité ou des analyses toxicologiques. En vain. A l’opposé, le ministère public s’est fait violence, s’adonnant à une fouille scrupuleuse à la recherche d’une raison d’espérer sur le cas de Salim Berrada. Sans plus de succès.
Ce vendredi 29 mars, Salim Berrada a été reconnu coupable des faits de viols et d’agressions sexuelles pour lesquelles il était poursuivi et a été condamné à la peine de 18 ans de prison ferme ainsi qu’à une interdiction définitive du territoire. Cette mesure d’éloignement contre le ressortissant marocain sera exécutée lorsque la peine d’emprisonnement aura été purgée. La décence empêche de parler de victoire mais, malgr




