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A la barre

Procès Lafarge en Syrie : «Il n’y avait pas de plan d’évacuation de l’usine»

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L’audience, consacrée au financement de Daech par la multinationale du ciment, s’est concentrée, mercredi 3 décembre, sur l’aveuglement des dirigeants avant la prise de l’usine par le groupe terroriste en septembre 2014 et la fuite en catastrophe des salariés locaux.

Bruno Lafont, ancien directeur général de Lafarge, au Palais de Justice de Paris, le 2 décembre. (Denis Allard/Libération)
ParIsmaël Halissat
photo Denis Allard
Publié le 04/12/2025 à 16h10

La question est revenue plusieurs fois, ce mercredi 3 décembre, devant la 16e chambre correctionnelle du tribunal judiciaire de Paris. «Quelle était la ligne rouge ?» Mais la réponse ne semble pas relever de l’évidence pour les prévenus. Plusieurs anciens hauts dirigeants du cimentier Lafarge, dont l’ancien directeur général, Bruno Lafont, ainsi que la société, en tant que personne morale, sont jugés, jusqu’au 19 décembre, pour financement du terrorisme en Syrie.

La multinationale et ses cadres sont suspectés d’avoir versé plus de 3 millions d’euros à des groupes terroristes pour continuer à faire tourner une usine située dans le nord du pays. Au fil de l’audience, aucun des prévenus n’est capable de dire quand l’entreprise aurait dû quitter le pays, en pleine guerre civile, et en proie à la campagne de terreur de Daech.

«On s’est trompé», reconnaît du bout des lèvres Frédéric Jolibois, qui dirigeait la filiale syrienne de Lafarge

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