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A la barre

Procès Lafarge en Syrie : les anciens dirigeants peinent à s’abriter derrière les autorités françaises pour justifier les versements à Daech

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Au cours de deux journées d’audience, les jeudi 4 et mardi 9 décembre, le tribunal correctionnel de Paris a abordé le rôle de la diplomatie et des services de renseignement dans le maintien du cimentier au milieu des groupes jihadistes.

Christian Herrault, ancien directeur adjoint de Lafarge chargé du suivi du Moyen-Orient (au deuxième plan), au tribunal judiciaire de Paris, le 2 décembre. (Denis Allard/Libération)
Publié le 10/12/2025 à 9h54

L’homme qui se présente à la barre, en costume noir, a senti le feu judiciaire de près. Jean-Claude Veillard, 72 ans, est auditionné comme témoin, ce mardi 9 décembre, par la 16e chambre correctionnelle du tribunal judiciaire de Paris. Cet ancien directeur sûreté du cimentier Lafarge est pourtant passé proche d’un renvoi devant le tribunal pour financement du terrorisme en Syrie. «Nous aurions préféré vous avoir avec nous depuis le début de cette audience», tance Aurélie Valente, l’une des deux magistrates qui représentent le Parquet national antiterroriste (Pnat), en rappelant que le ministère public avait requis un procès pour cet ancien militaire, membre des forces spéciales. Un avocat des parties civiles se félicite de ce nouveau statut : «On sent votre témoignage plus honnête sans épée de Damoclès au-dessus de la tête.»

Dans cette quatrième semaine de débats, et à l’approche de la fin des audiences consacrées à l’examen du fond de l’affaire, les prévenus espéraient engranger quelques victoires. Le tribunal s’est penché, ce mardi, comme le jeu

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