C’est une «loi très importante» qu’est venu défendre le ministre de l’Intérieur, Gérald Darmanin. L’Assemblée nationale débutait, ce mercredi, en commission, l’examen du projet de loi d’orientation et de programmation du ministère de l’Intérieur (Lopmi). Le texte avait été voté sans heurt par la majorité de droite, au Sénat, mi-octobre. La Lopmi comprend 16 articles (la version initiale en prévoyait le double), dont l’un est consacré aux prévisions budgétaires pour les cinq années à venir. «Nous vous demandons 15 milliards de crédits nouveaux, il faut mesurer ce que cela signifie, le quinquennat précédent, c’était 10 milliards», rappelle Gérald Darmanin. Les dépenses du ministère de l’Intérieur passeraient ainsi d’environ 20 milliards en 2022 à plus de 25 milliards en 2027.
Pour justifier de telles dépenses, alors que d’autres services publics voient leurs moyens rétrécir, Gérald Darmanin assure que la France est face à «cinq crises» : «ordre public», en référence à la gestion des manifestations depuis le mouvement des gilets jaunes ; «cyber», à propos des menaces de paralysie des systèmes informatiques ; «sécurité civile», concernant la gestion des conséquences du réchauffement




