Le nom de Mehdi Kessaci résonnera partout en France. Samedi 22 novembre, des hommages au jeune homme de 20 ans assassiné à Marseille le 13 novembre seront rendus dans tout le pays, à l’appel de la famille endeuillée, qui avait déjà perdu un enfant victime d’un narchomicide en 2020. Son frère aîné, le militant écologiste et engagé contre le narcotrafic Amine Kessaci, appelle à une mobilisation massive : «Il va falloir qu’on soit des milliers à se lever», a-t-il exhorté au journal télévisé de France 2 le 19 novembre.
Tribune
L’assassinat de Mehdi Kessaci, tué en plein jour dans le IVe arrondissement Marseille par un commando à moto, aurait été commandité par «le haut spectre de la criminalité organisée», d’après la procureure de Paris chargée de l’enquête, Laure Beccuau. Son homologue marseillais évoquait un «assassinat d’avertissement» lié aux prises de position de son frère contre le narcotrafic. Une expression qu’Amine Kessaci a réfutée : «Il ne s’agit pas d’un crime d’avertissement, il s’agit d’un crime, un crime politique, un crime de lâches qui ont assassiné un jeune innocent», a-t-il martelé.
Marches blanches et minutes de silence
Une marche blanche aura lieu à Marseille à 15 heures samedi 22 novembre. Elle débutera au rond-point Claudie-d’Arcy, où Mehdi Kessaci a été assassiné. Plusieurs personnalités politiques ont annoncé leur venue, parmi lesquelles le maire de Marseille, Benoît Payan, Olivier Faure, Marine Tondelier, Manuel Bompard, François-Xavier Bellamy, ou encore la porte-parole du gouvernement, Maud Bregeon.
Mobilisation
Des rassemblements, marches blanches et minutes de silence organisés par les mairies auront lieu le même jour partout en France. A Paris, le rendez-vous est fixé à midi à l’hôtel de ville. Les Lyonnais sont invités à se réunir à 13 heures place de la Comédie, les Bordelais à 16 heures place Jean-Jaurès. A Strasbourg, l’hommage aura lieu à 15 heures place de la République ; à Toulouse, il se tiendra à midi à Jean-Jaurès.
Rendez-vous est aussi donné à 14 heures place Delille à Clermont-Ferrand ; à 17 heures place de Coubertin à Poitiers ; à 11 heures au monument des 50-Otages à Nantes ; à 13 heures place de la Mairie à Rennes ; à midi à l’hôtel de ville de Soissons ; à 10 h 30 à l’esplanade des Droits de l’homme à Besançon ; à 15 heures place de la Liberté à Brest ; à 15 heures également aux hôtels de ville de Martigues, Auxerre, Val-d’Oingt, Tours, Vénissieux, Saint-Denis, Roanne, Colombes et Rive-de-Gier ; à midi à l’hôtel de ville de Montreuil, et en fin de matinée à l’hôtel de ville de Pantin.
Tous les points de rendez-vous connus à date sont par ailleurs recensés sur les réseaux sociaux de l’association Conscience, fondée par Amine Kessaci. Une minute de silence sera également organisée par le Parlement européen à 17 heures, lundi 24 novembre.




