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Rambouillet : l’itinéraire de Jamel G., tueur sans histoire ?

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Les motivations du geste de Jamel G., qui a assassiné une fonctionnaire de police vendredi dans les Yvelines, restent floues. Issu d’une famille privilégiée, le Tunisien de 36 ans, abattu par un brigadier, présentait des «troubles de la personnalité» et une radicalisation «peu contestable», selon le parquet.

A Rambouillet samedi, la maison dans laquelle Jamel G. louait un studio depuis une dizaine d'années. (Stéphane Lagoutte/Myop pour Libération)
ParGuillaume Gendron
Mathieu Galtier
Envoyé spécial à M’saken
Publié le 25/04/2021 à 19h04

Qui était Jamel G., l’assaillant du commissariat de Rambouillet ? De la ville bucolique des Yvelines où il habitait avant de l’ensanglanter, à M’saken, sur la côte tunisienne, où vit sa famille, la même gamberge, dans toutes les têtes. Et un grand flou. Comment réconcilier ce qu’on savait de ce fils «dépressif», de ce «locataire ordinaire», de ce voisin taiseux dont on nourrissait le chat, avec les gestes de l’assassin – celui qui s’est saisi d’un couteau de cuisine de 30 centimètres, a effectué un «repérage» et placé des écouteurs dans ses oreilles pour écouter des nasheeds (ces chants religieux a cappella prisés des jihadistes), juste avant de poignarder mortellement à la gorge et à l’abdomen Stéphanie M., fonctionnaire de police et mère de deux adolescentes, vendredi après-midi ? Selon le procureur antiterroriste Jean-François Ricard, qui a livré avec une glaciale précision ce récit minute par minute dimanche matin, deux témoins l’auraient entendu scander «Allah akbar», «dieu est le plus grand», avant d’être abattu par un brigadier, trouvant encore la force de jeter so

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