Oh la belle bleue. Le ministre de l’Intérieur, Laurent Nuñez, a annoncé, ce mardi 30 décembre sur France Inter, le déploiement de 90 000 membres des forces dans toute la France pendant la nuit du 31 décembre. Soit un dispositif similaire à celui de l’an passé, justifié par l’affluence dans certains endroits, ainsi que les risques habituels entourant ces célébrations.
«La nuit de la Saint-Sylvestre, il y a beaucoup de gens qui sortent dans la rue pour fêter le passage à la nouvelle année. Il faut donc sécuriser toutes ces personnes, a développé Laurent Nuñez. Et puis il y a les traditionnelles violences urbaines de fin d’année qui se déroulent dans certains quartiers, où il y a des jets de mortier contre les forces de l’ordre…»
Billet
La veille, lors d’une réunion avec les préfets à laquelle l’AFP a assisté, le ministre a annoncé qu’«on ne s’attend pas à plus [d’incidents] que l’an passé mais c’est déjà beaucoup trop». Et il a demandé aux représentants de l’Etat «beaucoup de réactivité et de fermeté dans les interventions» des forces de l’ordre en cas d’incidents. Le renseignement territorial enregistrerait ces dernières semaines «moins de violences urbaines qu’en 2024 mais plus d’utilisation de mortiers d’artifice en zone police et zone gendarmerie», d’après l’AFP.
Pas de concert sur les Champs-Elysées
Plus d’un fonctionnaire sur dix sera déployé dans l’agglomération parisienne, où quelque 10 000 forces de sécurité intérieure seront mobilisées à Paris et en petite couronne. Dans la capitale, une forte affluence est notamment attendue aux abords de la tour Eiffel et sur les Champs-Elysées, où il n’y aura pas de concert, contrairement aux deux dernières années, mais toujours un feu d’artifice à minuit ainsi qu’une projection vidéo sur l’Arc de triomphe.
A Paris, les enjeux de sécurité concernent «l’attaque terroriste» et «le mouvement de foule, évité de justesse l’an dernier, [qui] sera pris en compte très sérieusement cette année sur les Champs-Elysées», a souligné Laurent Nuñez lundi devant les préfets. «Il y aura un gros dispositif de sécurité, un périmètre de protection et, comme chaque année, les choses se passeront bien», a assuré le ministre de l’Intérieur ce mardi sur France Inter. Par ailleurs, un dispositif policier sera mobilisé pour la grande prière prévue mercredi à partir de 19 heures à Bercy dans le cadre du rassemblement de la communauté chrétienne de Taizé, organisé depuis dimanche à Paris.
Ailleurs sur le territoire, l’an dernier, des incidents, à des degrés variables, avaient eu lieu dans «70 départements» et plus significativement dans le Bas-Rhin, le Haut-Rhin, le Rhône, les Bouches-du-Rhône, le Var et les Alpes-Maritimes. «Les territoires sur lesquels il y a des difficultés sont les mêmes ces dernières années», a observé le ministre devant les représentants de l’Etat. Toutes les mesures administratives ont été prises, dont l’interdiction de vendre du carburant au détail ou des mortiers d’artifice et autres engins pyrotechniques.




