La politique sécuritaire du chiffre est tout terrain. Elle se déploie dorénavant sur le bitume, contre les rodéos. Cet été comme chaque année, ces cavalcades motorisées sont pointées du doigt dans plusieurs faits divers. Le 16 août, à Marseille, un jeune homme se tue au cours de l’une d’elles, selon la Provence. Le 14 août, à Colmar (Haut-Rhin), un Afghan qui aurait protesté contre un rodéo – une version mise en doute par la mairie – se fait tirer dessus et décède. Le 5 août à Pontoise (Val-d’Oise), deux enfants sont gravement blessés par un motard, qui est mis en examen. C’est à la suite de cet accident que Gérald Darmanin, le ministre de l’Intérieur, a annoncé vouloir durcir la répression. Avant de dresser un bilan, façon tableau de chasse, une dizaine de jours plus tard : «En sept jours, 2 914 opérations anti-rodéos menées [sur le territoire national, ndlr], 338 interpel
Roues arrière
Rodéos urbains: quelles alternatives au coup d’accélérateur répressif?
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Cet été, Gérald Darmanin a déroulé son arsenal sécuritaire en réaction aux nombreux faits divers, parfois mortels, liés à la pratique extrême du deux-roues en ville. Si le phénomène est souvent très dangereux, une approche sportive du «cross bitume» existe également.
La loi «anti-rodéos» de 2018 prévoit un an de prison et 15 000 euros d’amende pour les contrevenants. Des peines portées à cinq ans et 75 000 euros d’amende en cas de cumul de circonstances aggravantes. (Nicolas Guyonnet/Hans Lucas. AFP)
Publié le 19/08/2022 à 20h48
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