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«Rue89 Lyon» jugé pour diffamation à l’encontre de Jean-Michel Aulas : «Le fumet de l’évasion fiscale caresse nos narines»

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Ce mardi 18 novembre, le pure-player local comparaissait devant la chambre de presse du tribunal correctionnel de Lyon au sujet d’une enquête sur le business dans l’aviation privée du chef d’entreprise, candidat aux municipales. Une «procédure bâillon» dénoncée par l’avocat du média et la profession.

Meeting de campagne de Jean-Michel Aulas, le 26 septembre à Lyon. (Bruno Amsellem/Libération)
ParMaïté Darnault
correspondante à Lyon
Publié le 19/11/2025 à 13h16

Deux heures durant, le ping-pong entre avocats a suscité tantôt l’indignation, tantôt des sourires dans la salle pleine comme un œuf du tribunal judiciaire de Lyon. Ce mardi 18 novembre, s’est tenu devant sa chambre de presse le procès en diffamation intenté par l’ancien patron de l’Olympique lyonnais, Jean-Michel Aulas, et son fils Alexandre au média en ligne local Rue89 Lyon. «Une procédure bâillon, de l’acharnement, Goliath contre David, le pot de fer contre le pot de terre, les riches contre les pauvres, vous trouverez l’image que vous voulez», a déclaré lors des débats Me Thomas Fourrey, l’avocat du pure-player indépendant.

«Il y a un choc en termes de poids financier : d’un côté, quelqu’un qui possède une fortune de plusieurs centaines de millions d’euros ; de l’autre un média dont les trois titulaires n’arrivent à se payer que 1 440 euros par mois et des coauteurs qui sont pigistes», a abondé avant l’audience le directeur de la publication, Pierre Lemerle. Il a comparu au côté de Moran Kerinec, corédacteur de l’article à l’origine de la plainte de celui qui est désormais

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