La journée était déjà bien avancée, deux accusés longuement interrogés, quand le procès des attentats du 13-Novembre a connu un coup de théâtre, ce mercredi. Balayant son mutisme de la fois précédente, le dernier membre en vie des commandos terroristes est passé à table pour son quatrième et ultime interrogatoire devant la cour d’assises spécialement composée. Teint pâle, cheveux gominés et barbe brune, Salah Abdeslam, 32 ans, a d’abord tenu à expliquer sa volte-face : «Si j’ai fait usage de mon droit au silence, c’est parce que je ne me suis pas senti écouté. Depuis le début de cette affaire, on ne veut pas voir la personne que je suis vraiment, on a cette image faite de moi dans les médias depuis six ans. Maintenant, je fais marche arrière. Je vais m’exprimer, parce que c’est la dernière fois que je pourrai le faire», promet, devant les nombreuses parties civiles, l’accusé ayant ôté son masque. On pense à cette phrase de son ami d’enfance, Mohamed Abrini, qui lui aussi s’était montré prolixe lors d’un de ses interrogatoires –
A la barre
Salah Abdeslam au procès du 13 Novembre : «J’ai renoncé par humanité, pas par peur»
Réservé aux abonnés
Après avoir usé de son droit au silence lors de son précédent interrogatoire, le principal accusé a fait «marche arrière» ce mercredi, pour dire sa «vérité». Et a avoué qu’il devait se faire exploser dans un café du XVIIIe arrondissement de la capitale.
Au tribunal de grande instance de Paris, Salah Abdeslam a saisi la dernière occasion qui lui était donnée de parler. (Cyril Zannettacci/Vu pour Libération)
Publié le 13/04/2022 à 23h06, mis à jour le 13/04/2022 à 23h06
Pour aller plus loin :
Dans la même rubrique
Nos newsletters

Alerte Libé
Les alertes, infos et enquêtes Libé à ne pas manquer

Libé Matin
Le brief matinal idéal pour bien commencer la journée

Opinions
Les billets, éditos, tribunes ou chroniques qui font débat

Toutes nos newsletters
Actualité, politique, lifestyle... découvrez toutes nos newsletters

Les plus lus