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A la barre

Sans-papiers sur les chantiers des JO de Paris : «Le lendemain de l’accident, on m’a obligé à venir travailler»

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Ce lundi 16 février, le procès dans lequel plusieurs entreprises du bâtiment, dont le géant GCC, sont accusées de travail dissimulé, entamait sa dernière semaine à Bobigny. Les travailleurs en situation irrégulière contrôlés par l’Inspection du travail lors de la construction du village olympique ont été entendus.

Sur le chantier du village olympique des JO 2024, à Saint-Ouen (Seine-Saint-Denis), le 19 juillet 2023. (Denis Allard/Libération)
Publié aujourd'hui à 7h09

Des Jeux olympiques de Paris 2024, beaucoup gardent le souvenir d’une parenthèse enchantée avec cérémonie d’ouverture spectaculaire, exploits sportifs et sentiment d’unité réconfortant. En ayant travaillé à la construction du village des athlètes de Saint-Ouen-sur-Seine (Seine-Saint-Denis), Moussa a un peu l’impression d’y avoir contribué. Ça le rend fier. «C’était un grand chantier… c’est les Jeux olympiques quoi», sourit-il avant d’écraser sa cigarette devant le tribunal de Bobigny, lundi 16 février.

Moussa, qui fait partie des travailleurs maliens à avoir dénoncé leurs conditions de travail sur le chantier du village olympique en banlieue parisienne, n’avait pas souri depuis son audition à la barre, une heure plus tôt. Il vient d’être entendu dans le

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