Condamné à l’issue du procès des écoutes à trois ans de prison dont un ferme, Nicolas Sarkozy a déroulé dans une communication millimétrée son argumentation sur «l’injustice profonde, choquante, des procédures lancées» contre lui «depuis dix ans». Et bien entendu, il ne s’est pas gêné pour rappeler un curieux épisode intervenu pas plus tard qu’en novembre : Ziad Takieddine, l’intermédiaire franco-libanais en fuite au Liban depuis sa condamnation dans l’affaire Karachi, l’avait subitement blanchi de tout soupçon dans une autre affaire, celle du supposé financement libyen de sa campagne présidentielle de 2007. «Sarkozy n’a pas touché un centime» de sa part, affirmait-il.
Le 12 novembre 2020 en effet, Paris Match publie une interview tonitruante du sulfureux homme d’affaires. Rarement un article de magazine a pu être brandi comme brevet d’honorabilité mais, dès sa publication, Nicolas Sarkozy s’emballe. Car l’hebdo livre à ses lecteurs une petite bombe supposée, selon l’ancien président, ré




