Aux «261 risques» identifiés, les pouvoirs publics prévoient d’opposer «1 500 contre-mesures». Voilà, en chiffres, les menaces qui planent sur les Jeux olympiques et paralympiques (JOP), selon l’«analyse nationale des risques» des autorités. Ce document sensible, écrit au cours des derniers mois et qui sera mis à jour régulièrement jusqu’à la compétition, est cité dans un rapport de la Cour des comptes envoyé en juin aux parties prenantes de l’événement. Selon une source interne au Comité international olympique, celui-ci n’aurait «pas d’inquiétude» au sujet de la sécurité. Même après les émeutes de la fin juin et du début du mois de juillet ? Celles-ci, et la répression violente qu’y ont opposé les forces de l’ordre françaises, ont été scrutées depuis l’étranger. «Rien ne laisse penser que de [tels] événements puissent se reproduire l’an prochain. Les Français sont déterminés à mettre les moyens nécessaires», rétorque la même source, tout en nuançant : «Nous sommes plus préoccupés par la difficulté, notamment du Comité organisateur des jeux olympiques [Cojo], de trouver du personnel de sécurité en nombre suffisant.»
Analyse
Sécurité lors des JO 2024 : l’impossible équation
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Les entreprises de sécurité privée seront sur le pied de guerre pendant l’événement, qui se tient dans un an. Mais en dépit de la mobilisation des pouvoirs publics, les bras vont vraisemblablement manquer dans le secteur, et les forces de sécurité intérieure devront pallier ses carences.
Devant le siège du comité d'organisation des Jeux olympiques 2024, à Saint-Denis, mercredi 19 juillet. (Denis Allard/Libération)
Publié le 26/07/2023 à 9h00
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