Ils vont être répartis dans différents lieux de travail. Après la fermeture de son site de Saint-Mauront à Marseille pour raisons de sécurité, Orange propose à 300 des salariés concernés de rejoindre d’autres espaces de travail, a annoncé le groupe ce lundi 19 janvier.
Les salariés «du tertiaire» pourront soit rejoindre d’autres sites de la marque, soit s’installer dans des espaces de travail partagé, soit télétravailler, a détaillé un porte-parole de l’entreprise de télécommunications, confirmant une information d’Ici Provence.
Interview
Les quelque 200 techniciens, contraints de continuer d’aller sur le site de Saint-Mauront, auront un «dispositif de sécurité adapté», a-t-il ajouté. «L’objectif aujourd’hui, c’est la sûreté et la sécurité des salariés», a rappelé le porte-parole, «en attendant les résultats de l’enquête sur les récents événements». Joint par l’AFP, Sébastien Crozier, délégué CFE-CGC, a précisé que «la plupart» des techniciens obligés de se rendre sur le site «viennent en voiture et travaillent en sous-sol», ce qui «minimise les risques».
«Montée des tensions»
Le site avait fermé le 7 janvier après la découverte de plusieurs impacts de balles sur la façade, provoquant une vive émotion des salariés. La préfecture de police avait indiqué que «la date des tirs [n’était] pas connue même si tout [laissait] à penser que ces faits [s’étaient] produits en dehors des heures ouvrables». La préfète Corinne Simon avait quant à elle annoncé qu’elle avait décidé de «renforcer la présence policière en augmentant rondes et patrouilles», avec «une garde statique aux heures d’entrée et de sortie du site».
Le 27 novembre, à la suite d’une «montée des tensions» dans le quartier, l’entreprise avait déjà dû se résoudre à une première fermeture du site, mettant ses salariés en télétravail. Les syndicats avaient dénoncé des «bagarres» et une emprise du «narcotrafic», avec plusieurs points de deal installés à proximité du site.
Le site d’Orange à Saint-Mauront accueille environ 1 000 salariés, dans ce quartier paupérisé du centre de Marseille. Il a été fermé à deux reprises ces derniers mois pour des raisons de sécurité. La direction a dit lundi à l’AFP qu’elle cherchait un site supplémentaire «depuis plusieurs mois».




