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Procès

SOS Méditerranée, une asso sous assaut de l’extrême droite

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Cible préférée de la mouvance, l’ONG de sauvetage en mer avait subi en 2018 une invasion de ses locaux par des militants de Génération identitaire. Le procès s’ouvre ce lundi.

Lors de l’intrusion des militants de Génération identitaire dans les locaux de l’ONG à Marseille, le 5 octobre 2018. (DR)
Publié le 10/10/2022 à 6h59

Une ONG prise d’assaut par des militants radicaux d’extrême droite, venus crier leur message raciste et anti-islam. 22 membres de Génération identitaire (GI), groupuscule dissous l’an passé pour son racisme et sa violence, ­comparaissent devant le tribunal correctionnel de Marseille à partir de ce lundi, et jusqu’au 19 octobre. Ils sont accusés d’avoir, le 5 octobre 2018, envahi par la force les locaux phocéens de SOS Méditerranée, association de sauvetage en mer portant notamment secours aux exilés naufragés. Un procès de droit commun de militants politiques aux obsessions xénophobes. L’ONG est l’une des cibles préférées de l’extrême droite, du Rassemblement national (RN) aux groupuscules les plus radicaux, au point qu’elle a dû mettre en place des moyens pour se protéger.

«Le sujet, c’est l’attaque de nos bureaux et on sera très vigilants à ce qu’ils ne changent pas le débat, qui est celui d’une intrusion très violente, en mode commando, avec des coups, celui de 22 personnes qui agressent nos salariés qui en restent traumatisés», recadre François Thomas, président de SOS Méditerranée, qui attend de ce procès «qu’ils répondent de leurs actes devant la justice». En l’occurrence, l

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