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(Hugues Micol/Libération)
Enquête

Messagerie du crime Sky ECC : révélations sur des narcotrafiquants franco-belges, leurs tonnes de coke et leurs séances de torture

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Grâce à l’infiltration de l’application cryptée, qui a mis au jour l’existence d’une organisation transnationale très structurée pour acheminer de la drogue en Europe, quinze personnes viennent d’être renvoyées aux assises, notamment pour trafic de stupéfiants, enlèvement et séquestration. Une affaire qui souligne des niveaux de trafic et de violence très élevés.
publié le 17 novembre 2025 à 12h00

Un réseau d’une «ampleur exceptionnelle» doté de «moyens logistiques considérables». Voilà comment une juge d’instruction de la Juridiction nationale de lutte contre la criminalité organisée décrit le plus gros cartel franco-belge jamais mis au jour. Quinze personnes soupçonnées d’en être membre viennent d’être renvoyées devant la cour d’assises spécialement composée de Paris pour – entre autres – «trafic de stupéfiants», «association de malfaiteurs», «enlèvement et séquestration», selon les informations de Libération. Sur la messagerie chiffrée Sky ECC, où ils s’échangeaient des numéros de conteneurs remplis de centaines de kilos de cocaïne et des photos de victimes ensanglantées, ils avaient pour pseudos «Hitler», «Mao», «Pirate», «Ghost» ou «Mbappé». Avant que l’infiltration de l’application par la police, à l’origine de la plus grosse fuite de données du crime organisé, ne révèle au grand jour les multiples activités de l’organisation, entre importations massives de drogue vers l’Europe et séances de torture. «L’organisation criminelle n’a pas hésité à recourir à des actes d’une violence extrême», souligne la juge d’instr

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