Face à l’impressionnante quantité d’armes et d’explosifs retrouvée chez lui à Argenteuil (Val-d’Oise) en mars 2016, Reda Kriket disait alors préférer «le modèle corse» : ils «font sauter des choses mais ne tuent pas des gens». Les enquêteurs en sont pourtant convaincus : cet ancien braqueur de 39 ans, déjà condamné pour terrorisme, fomentait «un attentat qui aurait pu se révéler particulièrement meurtrier». Une tuerie qui avait «sûrement l’Euro de football en ligne de mire», avait révélé Manuel Valls, alors Premier ministre, quelques jours après la fin de la compétition qui s’était déroulée en 2016 sous haute tension. Quelques mois après les attentats du 13 Novembre à Paris et Saint-Denis (137 morts, 416 blessés) et seulement quelques jours après ceux de Bruxelles (32 morts, 340 blessés), la cellule d’Argenteuil, partagée entre la France, la Belgique et les Pays-Bas était démantelée : un des succès les plus marquants de la lutte antiterroriste.
De bandit ultra-violent à supposé jihadiste chevronné, Reda Kriket est soupçonné d’être le «cœur idéologique et opérationnel» de cette cellule, avec deux autres comparses, Anis Bahri et Abderrahmane Ameuroud. Leur procès pour «association de malfaiteurs terroristes criminelle», s’ouvre ce lundi devant la cour d’assises spécialement composée de Paris. Quatre autres suspects de complicité comparaissent à leurs côtés jusqu’au 9 avril.
Véritable poudrière
Le 24 mars 2016, Reda Kriket, en fuite depuis plus d’un a




