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Tirs contre les locaux d’Orange à Marseille : trois hommes jugés en comparution immédiate ce vendredi

Agés de 18 à 20 ans, les trois suspects ont été présentés à un juge de Marseille ce vendredi 30 janvier dans la matinée. Selon «le Parisien», la piste de liens entre ces suspects et la DZ Mafia n’est pas à exclure.

Marseille, le 28 novembre 2025. Quartier de Saint-Mauront. Les employés d’Orange Télécom ont été confinés la veille à la suite de troubles provoqués par les points de deal se situant à proximité du site. Ils ont exercé un droit de retrait et le site sera fermé pour 15 jours aux employés. (Patrcik Gherdoussi/Libération)
Publié le 30/01/2026 à 14h31

Trois semaines après les rafales d’armes à feu qui ont visé les locaux de la société Orange à Marseille, l’enquête pour dégradation et violences avec armes progresse. D’après un article du Parisien publié ce vendredi 30 janvier au matin, trois personnes âgées de 18 à 20 ans ont été interpellées par les services de police. Une information confirmée par le parquet de Marseille à Libération, qui annonce que les trois suspects ont été déférés dans la matinée et vont être jugés en comparution immédiate ce vendredi à 14 heures.

Selon le Parisien, les trois hommes, soupçonnés d’être impliqués dans cette affaire «pourraient appartenir à la DZ Mafia», nébuleuse organisation née à Marseille, qui occupe désormais une place majeure dans l’écosystème du narcotrafic français.

L’emprise grandissante du «narcotrafic» dénoncée par les syndicats

Les faits remontent au 5 janvier : quatre impacts de balles tirées contre la façade d’Orange sont découverts par les salariés du groupe. Le deuxième étage du bâtiment a également été visé, de même qu’une salle de réunion.

Les locaux du groupe de télécommunications sont situés dans un quartier au cœur du quartier de Saint-Mauront, non loin d’un important point de deal.

Le 27 novembre, à la suite d’une «montée des tensions» dans le quartier, l’entreprise avait déjà dû se résoudre à une première fermeture du site. Les syndicats avaient à l’époque dénoncé l’emprise grandissante du «narcotrafic» dans le quartier, avec plusieurs points de vente de stupéfiants installés à proximité de leurs locaux.

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