Trois semaines après les rafales d’armes à feu qui ont visé les locaux de la société Orange à Marseille, l’enquête pour dégradation et violences avec armes progresse. D’après un article du Parisien publié ce vendredi 30 janvier au matin, trois personnes âgées de 18 à 20 ans ont été interpellées par les services de police. Une information confirmée par le parquet de Marseille à Libération, qui annonce que les trois suspects ont été déférés dans la matinée et vont être jugés en comparution immédiate ce vendredi à 14 heures.
Selon le Parisien, les trois hommes, soupçonnés d’être impliqués dans cette affaire «pourraient appartenir à la DZ Mafia», nébuleuse organisation née à Marseille, qui occupe désormais une place majeure dans l’écosystème du narcotrafic français.
L’emprise grandissante du «narcotrafic» dénoncée par les syndicats
Les faits remontent au 5 janvier : quatre impacts de balles tirées contre la façade d’Orange sont découverts par les salariés du groupe. Le deuxième étage du bâtiment a également été visé, de même qu’une salle de réunion.
Les locaux du groupe de télécommunications sont situés dans un quartier au cœur du quartier de Saint-Mauront, non loin d’un important point de deal.
A lire aussi
Le 27 novembre, à la suite d’une «montée des tensions» dans le quartier, l’entreprise avait déjà dû se résoudre à une première fermeture du site. Les syndicats avaient à l’époque dénoncé l’emprise grandissante du «narcotrafic» dans le quartier, avec plusieurs points de vente de stupéfiants installés à proximité de leurs locaux.




