Une cuillère en métal au milieu d’un amas de poutres calcinées. C’est tout ce qu’il reste du laboratoire de cocaïne monté clandestinement dans une grange perdue au fin fond de l’ouest de la France l’été dernier. L’atelier de fabrication de stupéfiants, dont l’existence a été révélée par le Courrier de l’Ouest le 30 janvier, a pris feu six mois après sa découverte par les autorités. L’incendie a emporté toute la charpente mais ne s’est pas propagé. A quelques mètres de l’annexe se trouve encore ce qui ressemble à une petite maison de vacances, bordée par un terrain de 4 000 mètres carrés. Le premier village, Chigné (Maine-et-Loire), 300 habitants, est à deux kilomètres.
Le lieu-dit porte bien son nom : le Marais. Pour atteindre le bien, invisible depuis la route et donc à l’abri des regards, il faut s’enfoncer longtemps sous les arbres en empruntant un chemin de terre, rendu particulièrement boueux par les pluies hivernales. La planque idéale, nichée au milieu de la forêt et des champs. Calme, et, surtout, discrète. D’autant plus que la




