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Décryptage

Trois femmes blessées, agresseur en situation irrégulière… : ce que l’on sait sur l’attaque à l’arme blanche vendredi dans le métro parisien

Les agressions ont eu lieu vendredi 26 décembre sur la ligne 3, aux stations République, Arts et Métiers et Opéra, selon le groupe ferroviaire. Rapidement prises en charge, les victimes sont hors de danger. L’auteur des faits a été placé en infirmerie psychiatrique samedi.

Les agressions auraient eu lieu sur la ligne 3, aux stations République, Arts et Métiers et Opéra. L’auteur des faits a été arrêté à Sarcelles, en région parisienne. (AMAURY CORNU/Hans Lucas via AFP)
Publié le 26/12/2025 à 19h07, mis à jour le 28/12/2025 à 8h47

Un homme armé d’un couteau a agressé plusieurs femmes dans le métro parisien ce vendredi 26 décembre sur une courte période de 30 minutes. Libération fait le point sur les informations concernant ces attaques.

Que s’est-il passé ?

Les faits se sont produits à trois différentes stations de la ligne 3 du métro, reliant la capitale d’Est en Ouest, de Bagnolet à Levallois-Perret, «entre 16 h 15 et 16 h 45», a confirmé l’opérateur public des transports parisiens (RATP). La première victime a été agressée à la station République, la deuxième quelques minutes plus tard à la station Arts-et-Métiers, enfin la troisième à la station Opéra.

L’auteur de l’attaque, un homme d’origine malienne âgé de 25 ans, a aussitôt pris la fuite. Il a pu être identifié «grâce aux images de vidéosurveillance», informe le parquet de Paris. «La mise en œuvre de la géolocalisation de son téléphone portable a permis son interpellation en fin d’après-midi dans le Val-d’Oise», précise-t-on de même source. Selon France Info, l’arrestation s’est déroulée «sans incidents». L’homme a été placé en garde à vue. Une expertise psychiatrique est prévue dans la journée ce samedi, avance BFMTV, pour savoir si l’homme était en pleine possession de ses moyens au moment des agressions. Samedi soir, la garde à vue de l’homme a été levée car son état nécessitait son placement en infirmerie psychiatrique, a indiqué à l’AFP le parquet.

Une enquête, confiée aux services de la sûreté régionale des transports (SRT), a été ouverte pour tentative d’homicide volontaire et violences volontaires avec arme.

Quel est l’état de santé des victimes ?

Le préfet de police de Paris Patrice Faure a précisé, sur X, que les trois victimes «avaient été légèrement blessées». Deux femmes ont été blessées au dos, la troisième aux jambes.

Deux des «victimes ont été prises en charge par les secours et transportées en milieu hospitalier sans pronostic vital engagé», tandis que la troisième s’est présentée elle-même à l’hôpital, a indiqué la préfecture de police.

Un journaliste de l’AFP a vu sur un quai de la ligne 3 à la station République une femme prise en charge par une équipe de sécurité. Elle était blessée à la jambe et visiblement choquée.

Quel est le profil du suspect ?

«De nationalité malienne, en situation irrégulière sur le territoire national, cet individu, déjà connu pour destruction de biens sous l’emprise de stupéfiants, a été écroué en janvier 2024 pour vol aggravé et agression sexuelle après avoir été condamné pénalement», indique le ministère de l’Intérieur dans un communiqué.

Libéré en juillet, «il a fait l’objet d’une obligation de quitter le territoire français (OQTF) et a été placé en centre de rétention administrative», ajoute Beauvau. «L’éloignement n’ayant pu aboutir dans le délai légal des 90 jours, faute d’obtention d’un laisser-passer consulaire en l’absence de titre d’identité valide, il a été libéré avec assignation à résidence», poursuit-on, précisant qu’«il était actuellement sous mandat de recherche».

Les réactions

Le ministre de l’Intérieur, Laurent Nuñez, «regrette que l’éloignement du suspect n’ait pu aboutir» et assure que «la mobilisation se poursuit pour parvenir, en priorité, à éloigner des étrangers en situation irrégulière auteurs de troubles à l’ordre public».

Mise à jour le 27 décembre à 9 heures avec davantage d’informations, notamment sur le profil du suspect, le 28 décembre à 8 h 30 avec la levée de la garde à vue pour un placement en infirmerie psychiatrique.
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