Quand les écoutes téléphoniques se multiplient et que la guerre commerciale fait rage, le business du dépoussiérage aiguise les appétits. Le dépoussiérage ? Une technique tout droit issue des services secrets, passée dans le secteur de la sécurité privée, qui recouvre la détection des éventuels micros posés dans les lieux sensibles, l’analyse des lignes téléphoniques afin d’y découvrir les interceptions sauvages, et la sécurité électronique des réseaux d’une entreprise ou d’un particulier. Une poignée de sociétés se sont lancées sur ce terrain lucratif : le coût du dépoussiérage d’un bureau grimpe jusqu’à 1 500 euros, parfois plus.
Espionnage
Mais ne dépoussière pas qui veut : selon les informations de Libé, les déboires de l’une de ces boîtes, la SBSG (acronyme bien pratique de Sécurisation, balise, surveillance globale), dédiée principalement aux opérations de surveillance électronique, de l’utilisation de caméras thermiques au contrôle d’activité de bornes wifi, ont conduit au tribunal une poignée de policiers. Des pointures du Raid, l’unité d’intervention de la police nationale, dont l’un, Grégory M. (son identité est protégée par la loi), a même servi à l’Elysée, au Groupe de sécurité de la présidence de la République (aujourd’hui fondu dans la direction de la sécurité de la présidence) du temps de Nicolas Sarkozy et de Fra




