Un détenu de la prison de Perpignan est mort dans l’incendie de sa cellule, dans la nuit de jeudi à ce vendredi 6 février, ont indiqué à l’AFP le procureur et un responsable syndical, confirmant une information du quotidien local l’Indépendant.
L’homme, âgé de 40 ans et condamné à deux ans de prison pour agression sexuelle sur mineure de plus de 15 ans, n’a pas pu être ranimé par le personnel pénitentiaire, a précisé Pierre Grousset, secrétaire local du syndicat Ufap.
«Une enquête a été ouverte en recherche des causes de la mort. S’agit-il d’un suicide ? D’un accident ? Ce sera à confirmer, a déclaré le procureur de Perpignan, Jérôme Bourrier. Il avait un profil psychologique assez lourd mais s’était montré assez calme, selon les collègues qui ont eu affaire à lui.»
Retranché
L’incendie a été repéré vers 3 h 15 par un surveillant posté sur un mirador. L’homme a été pris en charge par le Samu, mais le décès a été déclaré à 4 heures. Incarcéré initialement à Béziers pour ne pas avoir respecté son suivi sociojudiciaire, une peine de cinq ans dont il avait écopé plutôt que de la prison ferme, il se serait retranché dans sa cellule, rapporte l’Indépendant.
Il avait ensuite été transféré à Perpignan le 2 février, soit quatre jours seulement avant le drame. Le personnel de la prison de Perpignan est «choqué», rapporte le journal.




