«Ce qui me préoccupe maintenant, c’est que j’espère que personne ne va être inspiré par ce que j’ai écrit.» Dans les locaux de la Direction générale de la sécurité intérieure (DGSI), en novembre 2021, Dominique D. semble prendre conscience de la violence et du racisme de ce qu’il partageait compulsivement sur ses différentes chaînes Telegram, une application de réseau social chiffrée, selon les éléments du dossier que Libération a pu consulter. Ce jeudi, le tribunal correctionnel de Paris va juger cet homme de 60 ans, employé aux espaces verts de la mairie de Montauban (Tarn-et-Garonne) et adhérant à une idéologie d’extrême droite particulièrement radicale. Il s’agit du premier Français poursuivi pour avoir rédigé un manifeste terroriste d’extrême droite qu’il a diffusé en ligne. Dominique D. est accusé de «provocation à l’action terroriste, apologie publique d’actes terroristes et détention illégale d’armes et de “matériel de guerre” en relation avec une entreprise terroriste». Il risque jusqu’à sept ans de prison et 100 000 euros d’amende.
A la barre
Un Français surarmé et nazi jugé pour la première fois pour la rédaction d’un manifeste terroriste d’extrême droite
Réservé aux abonnés
Dominique D., 60 ans, est jugé jeudi et vendredi par le tribunal correctionnel de Paris, notamment pour être l’auteur d’un manifeste accélérationniste, faisant l’apologie du racisme, de l’antisémitisme, de la violence et incitant ses lecteurs à «commencer la guérilla».
En novembre 2021, Dominique D. a été interrogé dans les locaux de la Direction générale de la sécurité intérieure. (Arthur Nicholas Orchard/Hans Lucas. AFP)
Publié le 16/02/2023 à 6h04
Pour aller plus loin :
Dans la même rubrique
Nos newsletters

Alerte Libé
Les alertes, infos et enquêtes Libé à ne pas manquer

Libé Matin
Le brief matinal idéal pour bien commencer la journée

Opinions
Les billets, éditos, tribunes ou chroniques qui font débat

Toutes nos newsletters
Actualité, politique, lifestyle... découvrez toutes nos newsletters

Les plus lus