Troublant fait divers dans la Drôme. Une magistrate grenobloise et sa mère ont été retrouvées blessées et ligotées vendredi 6 février au matin dans un garage de Bourg-lès-Valence, selon des sources proches du dossier. Les deux femmes, de 35 et 66 ans, avaient disparu dans la nuit de mercredi à jeudi alors qu’elles se trouvaient en Isère. Elles ont été transportées à l’hôpital.
Aucune interpellation n’a eu lieu à ce stade. Les enquêteurs privilégient à ce stade la piste d’une séquestration visant à obtenir une rançon en cryptomonnaies. Le conjoint de la magistrate exerce dans ce domaine - il est même dirigeant d’une société du secteur, selon le le Dauphiné Libéré. «A priori, ça n’a pas de lien avec sa qualité de magistrate, mais plus avec celle de son concubin», fait savoir une source proche du dossier citée par l’AFP.
Enquête
Le nombre exact des malfaiteurs n’est pas encore connu, mais le quotidien local a remonté le fil de la soirée : ils auraient défoncé la porte de la maison du couple au beau milieu de la nuit avant d’enlever la magistrate au tribunal judiciaire de Grenoble et sa mère. Son conjoint ne se trouvait pas dans le logement. Elles ont ensuite été retrouvées une trentaine d’heures plus tard, à une centaine de kilomètres de là. «Un voisin a ouvert le box parce qu’il les a entendues taper du pied et les a trouvées ligotées», a précisé une source proche du dossier à l’AFP.
Multiplication des enlèvements pour cryptomonnaies
Plus troublant encore, cet enlèvement n’est pas isolé. Comme le souligne Ici Drôme Ardèche, c’est la troisième fois en moins d’un mois que des victimes sont retrouvées dans le département : deux septuagénaires kidnappées le 19 janvier en Haute-Savoie ; un autre homme une semaine plus tard, libéré par la BRI. Dans ce dernier cas aussi, les ravisseurs souhaitaient extorquer une rançon aux cryptomonnaies − trois personnes ont été mises en examen.
Enquête
Les rapts contre rançon ou tentative d’enlèvements liés aux cryptomonnaies connaissent globalement une recrudescence depuis plusieurs mois. En décembre, cette fois dans le Val-d’Oise, le père d’un entrepreneur en cybersécurité avait lui aussi été enlevé et violenté : ses ravisseurs requéraient une rançon de 300 000 euros pour le relâcher.




