La tentation du «petit commentaire» était trop grande. Depuis le verdict, dimanche, du procès Viry-Châtillon, plusieurs élus se sont émus de la conclusion de ces six semaines de procès. Quatre ans après la violente agression de policiers dans cette ville de l’Essonne, la cour d’assises des mineurs de Paris a condamné cinq jeunes à des peines allant de 6 à 18 ans de réclusion. Huit autres ont été acquittés, soit trois de plus qu’en première instance. «La justice n’a pas été à la hauteur !», a taclé, dès dimanche, Renaud Muselier, président LR de la région PACA, sur Europe 1. «On voit jour après jour que notre justice ce n’est pas à deux vitesses, c’est pas de vitesse du tout», a enchaîné dans la foulée le maire centriste de Viry-Châtillon, Jean-Marie Vilain. Ce mardi matin, Xavier Bertrand, président LR des Hauts-de-France et désormais candidat à la présidentielle, a carrément dégainé une proposition : «une peine de prison automatique» pour les agresseurs de policiers. Me Jacques Bourdais, avocat de la défense, dont le client a été condamné à dix-huit ans de prison, a expliqué à Libération
Justice
Verdict de Viry-Châtillon : «Les politiques n’attaquent pas seulement la justice mais notre démocratie»
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Me Jacques Bourdais, avocat de la défense, regrette que des élus et les syndicats de police commentent le jugement sans en connaître les motivations.
Le 10 octobre 2016, à l'endroit où la voiture des policiers a été incendiée à Viry-Châtillon, au sein du quartier de la Grande Borne. (Laurent Troude/Libération)
Publié le 20/04/2021 à 19h12
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