Il y avait eu, jeudi 6 novembre, une première tentative d’enfumage. Le ministre de l’Intérieur, Laurent Nuñez, était interrogé sur France Inter sur la raison pour laquelle les autorités ne s’étaient pas penchées sur le contenu des vidéos filmées par les gendarmes lors de la mobilisation écologiste du 25 mars 2023 à Sainte-Soline. Comme l’ont révélé Libération et Mediapart, ces images, captées par des caméras accrochées à la tenue des militaires, montrent des tirs illégaux de grenades lacrymogènes et explosives, des ordres de procéder à de tels tirs, ainsi que de nombreux propos haineux des forces de l’ordre. Laurent Nuñez expliquait alors que les vidéos pouvaient être regardées seulement dans une enquête judiciaire ou pour la formation. Ce qui est faux : l’administration aurait pu se servir de ces images dans le cadre disciplinaire. Mais pour cela, il est nécessaire d’ouvrir une procédure disciplinaire. Ce qu’avait soigneusement évité de faire Gérald Darmanin, en poste à l’époque place Beauvau.
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