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Violences des gendarmes à Sainte-Soline : la tentative d’enfumage de Laurent Nuñez sur les vidéos

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Contrairement à ce qu’affirme le ministre de l’Intérieur, la hiérarchie pouvait connaître, depuis plus de deux ans, le contenu des vidéos révélées par «Libération» et «Mediapart». Les autorités ont préféré ignorer les faits.

Le ministre de l'Intérieur, Laurent Nunez, à l'Assemblée nationale le 29 octobre 2025. (Serge Tenani/Hans Lucas via AFP)
Publié le 06/11/2025 à 20h57

Le plus simple pour ne pas voir, est certainement de ne pas regarder. Interrogé ce jeudi 6 novembre par France Inter, le ministre de l’Intérieur, Laurent Nuñez, se dit «pas du tout content» des «propos» qu’il a pu entendre et des «gestes» qu’il a pu voir dans les vidéos révélées par Libération et Mediapart lors de la manifestation de Sainte-Soline (Deux-Sèvres), en mars 2023.

Ces images, captées par les gendarmes eux-mêmes, montrent des tirs illégaux de grenades et des ordres de procéder à de tels actes. Une utilisation interdite et potentiellement mortelle de ces armes, qui doivent être utilisées en cloche pour s’ouvrir en l’air. A cela s’ajoutent de nombreux propos violents, les militaires se vantant notamment d’avoir gravement blessé des militants écologistes. «Les propos qui sont tenus ne sont pas acceptables, et il y a des gestes qui manifestement ne sont pas réglementaires», dit également Laurent Nuñez. Raison pour laquelle il demande l’ouvertur

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