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Enquête

Violences des gendarmes à Sainte-Soline : toujours pas de suspect après plus de deux ans d’enquête

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Quatre manifestants blessés après la mobilisation de mars 2023 avaient porté plainte. Si les investigations montrent qu’ils ont tous été touchés par des tirs des gendarmes, aucun militaire n’a à ce stade été mis en cause.

Serge D., blessé par un tir de grenade lacrymogène, lors de son évacuation le 25 mars 2023. (Gaetan B)
Publié le 05/11/2025 à 16h18

Plus de deux ans et demi après la mobilisation à Sainte-Soline, un épais brouillard entoure encore les circonstances dans lesquelles plusieurs personnes ont été blessées par des tirs des forces de l’ordre. A l’issue de la manifestation du 25 mars 2023 contre le projet de mégabassine, qui avait été interdite par la préfecture des Deux-Sèvres, deux militants écologistes, gravement atteints à la tête, Serge D. et Mickaël B., sont hospitalisés avec un pronostic vital engagé, et placés dans le coma.

Le crâne de Serge D. est fracturé par l’impact d’un tir tendu de grenade lacrymogène, comme l’avait révélé Libération dans une précédente enquête visuelle. Ce que confirme aujourd’hui l’enquête pénale. Les enquêteurs de l’Inspection générale de la gendarmerie nationale (IGGN) pensent aussi avoir identifié le tireur de ce tir : il s’agit d’un gendarm

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