Libération
LA POPULATION. La Nouvelle-Calédonie est un ensemble d’îles et archipels de plus de 18 000 km². Environ 271 000 habitants y vivent, principalement dans l’île principale, Grande Terre. 
Plus des deux tiers des habitants vivent dans les quatre communes de l'extrémité sud de l’île de Grande Terre, à Nouméa, Dumbéa, Mont-Dore et Païta. La densité des 29 autres communes est nettement inférieure.
La population a plus que doublé en quarante ans, augmentant fortement jusqu'en 2014. Le rythme a largement ralenti depuis.
Sur la durée, la proportion de la population d'origine kanak (41%) a stagné, tandis que la proportion d'Européens a largement diminué, passant de 38 à 24% entre 1976 et 2019. Sur la même période, la population provenant d'autres origines (îles du Pacifique et Asie du Sud-Est principalement) a presque doublé.
La population a très nettement vieilli. La proportion de moins de 20 ans représentait la moitié de la population il y a quarante ans, contre un quart à présent. Aujourd'hui, 14% des habitants ont plus de 60 ans, contre 6% en 1976.
LE NIVEAU DE VIE. A 17 208 euros par habitant, le revenu médian d’un Calédonien est 25% inférieur à celui d’un habitant de l’Hexagone. Le niveau de vie reste cependant supérieur à celui de la plupart des territoires et départements d’outre-mer. 
En revanche, les revenus moyens des habitants d'origine kanak sont deux fois inférieurs en moyenne à ceux des non-Kanak. En raison, selon l'Insee, de la structure des ménages, plus nombreux et comportant davantage d'inactifs, mais également des professions moins rémunératrices exercées par les Kanak.
Les inégalités de revenus sont particulièrement fortes entre les zones géographiques, notamment dans le Nord ou dans les îles Loyauté. Dans ces dernières, le taux de pauvreté atteint plus de 45%. La communauté kanak est particulièrement touchée par la pauvreté.
LE CORPS ÉLECTORAL. Depuis les accords de Nouméa signés en 1998 et une réforme constitutionnelle de 2007, le corps électoral des élections provinciales est gelé : seuls peuvent voter les électeurs inscrits sur les listes lors du référendum d’autodétermination de 1998 et leurs descendants. Les résidents arrivés depuis ne peuvent pas voter à ces élections.
La volonté de la part du gouvernement français de dégeler le corps électoral a été l’élément déclencheur des émeutes. Les indépendantistes réclament le retrait du texte. Adoptée par le Sénat, puis par l’Assemblée nationale, la réforme prévoit d’élargir l’électorat lors des scrutins locaux, auxquels près d’un électeur calédonien sur cinq ne peut actuellement pas prendre part. Lors d’une visite sur place jeudi 23 mai, Emmanuel Macron a assuré qu’il ne ferait pas passer «en force» la réforme, et a donné jusqu’à fin juin aux élus et responsables calédoniens pour négocier un accord sur l’avenir institutionnel du territoire.
En data

Population, niveau de vie… Les chiffres clés de la Nouvelle-Calédonie

Malgré la levée de l’état d’urgence ce mardi 28 mai, les tensions persistent dans l’archipel français du Pacifique, secoué depuis deux semaines par des émeutes et des blocages liés à la volonté de l’Etat de dégeler le corps électoral. Retour en chiffres sur ce territoire ultra-marin au statut particulier.
publié le 28 mai 2024 à 15h22
LA POPULATION. La Nouvelle-Calédonie est un ensemble d’îles et archipels de plus de 18 000 km². Environ 271 000 habitants y vivent, principalement dans l’île principale, Grande Terre. Plus des deux tiers des habitants vivent dans les quatre communes de l'extrémité sud de l’île de Grande Terre, à Nouméa, Dumbéa, Mont-Dore et Païta. La densité des 29 autres communes est nettement inférieure.
Source : Isee
La population a plus que doublé en quarante ans, augmentant fortement jusqu'en 2014. Le rythme a largement ralenti depuis.
Source : Isee
Sur la durée, la proportion de la population d'origine kanak (41%) a stagné, tandis que la proportion d'Européens a largement diminué, passant de 38 à 24% entre 1976 et 2019. Sur la même période, la population provenant d'autres origines (îles du Pacifique et Asie du Sud-Est principalement) a presque doublé.
Source : Isee
La population a très nettement vieilli. La proportion de moins de 20 ans représentait la moitié de la population il y a quarante ans, contre un quart à présent. Aujourd'hui, 14% des habitants ont plus de 60 ans, contre 6% en 1976.
Source : Isee
LE NIVEAU DE VIE. A 17 208 euros par habitant, le revenu médian d’un Calédonien est 25% inférieur à celui d’un habitant de l’Hexagone. Le niveau de vie reste cependant supérieur à celui de la plupart des territoires et départements d’outre-mer. En revanche, les revenus moyens des habitants d'origine kanak sont deux fois inférieurs en moyenne à ceux des non-Kanak. En raison, selon l'Insee, de la structure des ménages, plus nombreux et comportant davantage d'inactifs, mais également des professions moins rémunératrices exercées par les Kanak.
Sources : Insee,Isee
Les inégalités de revenus sont particulièrement fortes entre les zones géographiques, notamment dans le Nord ou dans les îles Loyauté. Dans ces dernières, le taux de pauvreté atteint plus de 45%. La communauté kanak est particulièrement touchée par la pauvreté.
Source : Isee
LE CORPS ÉLECTORAL. Depuis les accords de Nouméa signés en 1998 et une réforme constitutionnelle de 2007, le corps électoral des élections provinciales est gelé : seuls peuvent voter les électeurs inscrits sur les listes lors du référendum d’autodétermination de 1998 et leurs descendants. Les résidents arrivés depuis ne peuvent pas voter à ces élections.
Source : AFP
La volonté de la part du gouvernement français de dégeler le corps électoral a été l’élément déclencheur des émeutes. Les indépendantistes réclament le retrait du texte. Adoptée par le Sénat, puis par l’Assemblée nationale, la réforme prévoit d’élargir l’électorat lors des scrutins locaux, auxquels près d’un électeur calédonien sur cinq ne peut actuellement pas prendre part. Lors d’une visite sur place jeudi 23 mai, Emmanuel Macron a assuré qu’il ne ferait pas passer «en force» la réforme, et a donné jusqu’à fin juin aux élus et responsables calédoniens pour négocier un accord sur l’avenir institutionnel du territoire.