Nouveau scandale de vente de poupées sexuelles à caractère pédopornographique. Après les affaires ayant secoué les sites d’ecommerce de Shein et Temu – déjà très largement pointés du doigt pour le désastre social et environnemental qu’ils engendrent –, c’est au tour du site de ventes de poupées sexuelles Sex Dolls Europe de passer à la barre. Le parquet de Nanterre a indiqué ce lundi 12 janvier avoir ouvert une enquête à l’encontre de ce site pour diffusion d’images d’un mineur présentant un caractère pornographique.
L’ouverture de l’enquête fait suite à un signalement de l’association Mouv’Enfants, qui lutte contre les violences sexuelles sur mineurs et alerte régulièrement les pouvoirs publics.
Rupture d’embargo
Ce lundi 12 janvier, une action devait être organisée à Levallois-Perret (Hauts-de-Seine) dans le but de protester contre «la présence de l’entreprise […] opérant discrètement depuis un quartier résidentiel». Mais cette dernière a finalement été annulée en raison d’une rupture d’embargo, a fait savoir l’association. Sur place, des policiers en uniforme et en civil ont pénétré dans l’immeuble du quartier résidentiel où l’action était censée se dérouler, avant d’en ressortir quelques minutes plus tard.
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Le scandale rappelle la découverte début novembre de la vente de poupées sexuelles d’apparence enfantine sur la plateforme du géant asiatique de l’ecommerce Shein. Depuis, de nombreuses enquêtes ont été ouvertes par le parquet de Paris visant les sites de Shein, AliExpress, Temu ou encore Wish. Pour les quatre plateformes de commerce, les enquêtes portent sur les infractions de diffusion de messages violents, pornographiques, ou contraire à la dignité accessible à un mineur. Les sites Shein et AliExpress sont également visés par des enquêtes portant sur la diffusion d’images ou la représentation de mineur présentant un caractère pornographique.
Fin décembre, une cinquième enquête avait été ouverte à Paris au sujet du site britannique Little Sex Dolls, accusé de commercialiser des poupées sexuelles d’apparence enfantine notamment en France. Une vingtaine de personnes soupçonnées d’avoir acheté en ligne ce type de poupées ont été interpellées mi-décembre lors d’une vaste opération policière en France.




