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Analyse

Quentin Deranque : un parcours à l’extrême droite entre groupuscules et religion

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Dans les milieux fréquentés par le jeune homme mort samedi 14 février à Lyon se croisent des catholiques traditionalistes et différentes mouvances identitaires unies par un racisme viscéral.

Rassemblement de groupes d'extrême droite après la mort de Quentin Deranque, le 15 février 2026 à Paris. (Stéphane Lagoutte/Libération)
Publié aujourd'hui à 18h50

Tous les chemins, dit-on, mènent à Rome. Ceux de Quentin Deranque, militant d’extrême droite de 23 ans mortellement blessé la semaine dernière à Lyon, l’ont conduit à fréquenter un panel large de chapelles politiques et religieuses. Son parcours est assez typique de la mouvance identitaire, où un retour à un catholicisme d’extrême droite est de plus en plus visible.

Converti récemment au catholicisme, Quentin Deranque fréquentait deux paroisses traditionalistes à Lyon, Saint-Georges et Saint-Just. Selon ses proches, il était très actif à l’Accueil Saint-Martin, une association qui organise des maraudes et des distributions notamment des repas aux personnes défavorisées.

Au sein du catholicisme, la mouvance traditionaliste est l’un des vecteurs des liens avec l’extrême droite. Religieusement, elle défend un catholicisme ultraconservateur, comme le port de la soutane pour les prêtres et la messe en latin. Elle a été très critique à l’égard du pontificat du

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