Les gradins de l’Accor Arena à Paris sont peu ou prou désertés, ce samedi 8 novembre au matin. Venue de Lille à l’occasion du congrès Mission, un des grands rassemblements catholiques hexagonaux, Agnès, une quinquagénaire qui travaille dans l’enseignement catholique, ne se désespère pas pour autant. «Ici, je sens de la joie», assure-t-elle. Tôt ce matin, elle a assisté à la messe qui se tenait dans la grande salle parisienne, présidée par une des personnalités du catholicisme africain : le cardinal Dieudonné Nzapalainga, de Bangui en Centrafrique.
«Il y avait une très grande diversité parmi ceux qui assistaient, raconte Agnès. Des gens très classiques assez impavides côtoyaient des catholiques plus exubérants levant les bras et dansant, ceux qu’on a appelés longtemps dans le catholicisme, les dévisseurs d’ampoules.» Après la grande pandémie du Covid-19, le congrès Mission, né il y a dix ans dans les courants charismatiques exubérants, a changé de marque de fabrique, devenu plus «inclusif», un mot à la mode dans le catholan




