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Pédocriminalité et confession : «Un crime qui peut être empêché doit être empêché»

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Au lendemain de la publication d’un rapport sur les crimes sexuels dans l’Eglise, l’avocat catholique Jean-Pierre Mignard estime que les prêtres doivent dénoncer les atteintes à une autorité supérieure, quitte à trahir le secret de la confession.

Pour l'avocat Jean-Pierre Mignard, «des représentants dans l’Eglise sont déconnectés, ne connaissent plus le monde réel». (Lionel Fourneaux/Hans Lucas)
Publié le 06/10/2021 à 19h00

La phrase a entraîné de nombreux commentaires, ce mercredi, au lendemain de la remise du rapport de Jean-Marc Sauvé révélant l’ampleur des crimes sexuels dans l’Eglise. Interrogé sur France Info, monseigneur Eric de Moulins-Beaufort, président de la Conférence des évêques de France, a estimé que «le secret de la confession est plus fort que les lois de la République». L’avocat Jean-Pierre Mignard partage avec Libération sa colère face à cette prise de position «réactionnaire». Pour lui, la non-dénonciation de crimes, même révélés dans le cadre d’un confessionnal, «n’est simplement pas compatible avec le droit commun».

La confession doit-elle rester secrète ?

Non. C’est évident que non, un crime qui peut être empêché doit être empêché. Si je révèle à un prêtre que j’ai commis un crime ou qu’un cri

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