De ses sept dernières années de vie passées à Alfortville (Val-de-Marne), l’abbé Pierre a laissé un héritage considérable, que beaucoup pensaient indélébile. Cinq ans après sa mort survenue en 2007, le prêtre avait prêté son nom à un nouveau square dans lequel trônent toujours une plaque commémorative et un buste en bronze. Un héritage dont la ville veut aujourd’hui se délester, alors que l’ecclésiastique est accusé de violences sexuelles par plus d’une vingtaine de femmes. A en croire la mairie, le processus pour abandonner la mention à sa figure tutélaire a été entamé dès le lendemain des premières révélations. «On a tout de suite échangé avec la Fondation Emmaüs dans le but de poursuivre leur travail de changement de nom et de fermeture de son lieu de mémoire à Esteville», en Normandie, assure-t-on au cabinet de la mairie (PS), qui évoque un travail «pénible mais plus que nécessaire». Un conseil munic
«#MeToo odonymique»
Rues, squares, écoles… Partout en France, les débaptisations de lieux publics au nom de l’abbé Pierre sont en cours
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L’ecclésiastique a prêté son nom à plus de 600 lieux à travers la France. Dès le lendemain des premières révélations de violences sexuelles, plusieurs municipalités ont enclenché un travail de débaptisation, qui ne fait pas toujours l’unanimité auprès des riverains.
Dans le XIIIe arrondissement de Paris. (Yves Talensac/Photononstop. AFP)
Publié le 09/10/2024 à 18h06
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