Dans la salle d’attente des urgences d’Aix-en-Provence, où une femme de 53 ans est décédée mardi d’un arrêt cardio-respiratoire, il règne ce vendredi 9 janvier un calme trompeur. Une poignée de personnes prennent leur mal – ou celui d’un proche – en patience. «Mon époux vient de partir au scanner, il a une grosse inflammation au côlon, il risque une péritonite», souffle une femme derrière son masque. Penchée sur son téléphone, elle remonte le fil de la conversation avec sa sœur, qu’elle tient informée de chaque étape : «On est arrivés à 10 heures avec une ordonnance et un courrier de notre médecin vu ce matin, il a été pris en charge deux heures plus tard». «Cela a été plutôt rapide, surtout au vu des circonstances actuelles, et avec la grève des généralistes», convient-elle, tout en restant inquiète de la suite.
Un arrêt cardio-respiratoire après deux heures d’attente
A la mi-journée, 52 personnes avaient déjà été prises en charge. C’est en arrière-cour que l’afflux aux urgences de ce centre hospitalier du Pays d’Ai




