Plus qu’une unique équipe de Smur (Structures mobiles d’urgence et de réanimation), pour une population en constante augmentation. Un temps d’attente «interminable» aux urgences, et des patientes renvoyées chez elles «vingt-quatre heures après l’accouchement», comme en témoignent plusieurs médecins de Mayotte. Ce n’est plus une surprise, et ça en devient même un euphémisme : en France, l’hôpital va mal. Déjà touchée par une importante pénurie d’eau – avec des coupures pouvant durer jusqu’à 36 heures d’affilée – et par une insécurité chronique – des soignantes auraient encore été agressées la semaine dernière –, l’île de l’océan Indien n’échappe pas à la règle. «La pénurie de personnel fait encore plus de mal là-bas», argue le porte-parole de l’association des médecins urgentistes de France (Amuf), Christophe Prudhomme.
Des irrégularités et des relations tendues
Dans ce département d’outre-mer, la situation des urgences du centre hospitalier de Mayotte (CHM) basé à Mamoudzou, qui accueillent entre 100 et 150 passages par jour, a récemment pris une tout autre ampleur. 37 médecins titulaires – équivalents temps plein – sont en principe néc




