Dans une modeste zone industrielle de Guipry-Messac (Ille-et-Vilaine), le vaste hangar ne laisse rien deviner, depuis l’extérieur, de ses activités intérieures. Sous la tôle verte, se cachent des locaux aux airs de laboratoires, d’un blanc éclatant : une unité de fabrication de tests antigéniques de dépistage du Covid-19, propriété de la PME bretonne NG Biotech.
En cet après-midi d’entre-deux-fêtes, la petite usine tourne à plein régime, pour répondre à la ruée sur les autotests : découpage des bandelettes réactives destinées à recevoir le prélèvement nasal, montage manuel des cassettes et mise en sachet semi-automatisée. Objectif de la journée : sortir 100 000 tests, principalement pour les pharmacies françaises. NG Biotech, dont les produits sont vendus dans 70 pays, privilégie le marché domestique dans les moments tendus de la crise sanitaire : il représente environ les deux-tiers de son activité en décembre, contre 10 % en moyenne les autres mois et 5 % avant le Covid.
Face aux différentes vagues et aux besoins accrus de dépistage, l’entreprise s’est donc adaptée : «Depuis novembre, on a renforcé les effectifs, on est passés en 2x8 et à la semaine de 40 heures. Pour la mise en kit, on a beaucoup recours à de la sous-traitance, avec les laboratoires Boiron et Bretagne ateliers», décrit Milovan Stankov-Pugès, le PDG. Qui prévoit d’augmenter encore la cadence dans les semaines à venir, avec le variant Omicron : mise en place des 3x8, recrutement de 60 personnes




