Nouvel été éprouvant aux urgences hospitalières. Entre affluence et manque de lits d’aval (pour les patients ayant besoin de soin ailleurs dans l’hôpital), maltraitance et drames ont une fois encore émaillé la chronique de services débordés. Au CHU de Nantes, les quatre décès en zone d’attente d’hospitalisation en l’espace de trois semaines décomptés par les syndicats ont ébranlé l’équipe. Dénonçant une situation «inacceptable», la section FO de l’établissement appelle jeudi 22 août à un rassemblement devant la préfecture de Loire-Atlantique pour obtenir «des bras et des lits». Au CHU de Brest, c’est la CGT qui est sortie du bois : mardi, des soignants militants ont dressé sur le parking de l’établissement un «Mur de la honte» pour visibiliser le calvaire des patients de plus de 75 ans entre le 10 juillet et le 7 août, qui ont patienté entre quinze et trente heures sur un brancard, et vingt-trois heures en moyenne. Deux jours plus tôt, l’engorgement de ses urgences avait contraint l’hôpital Nord Franche-Comté à Trévenans (Territoire de Belfort) à activer son plan blanc et réclamer une régulation des p
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Aux urgences, «les difficultés sont généralisées et plus importantes que jamais»
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Face à la «crise globale du système sanitaire», Marc Noizet, président du syndicat Samu-Urgences de France, préconise une «vraie loi santé» pour permettre à l’hôpital de répondre à l’«enjeu majeur» du vieillissement de la population.
Aux urgences du CHU de Nice, le 3 août 2023. (Laurent Carré/Libération)
Publié le 21/08/2024 à 16h45
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