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Libération
Journal d'un système de santé en crise

Budget de la Sécu : une politique d’une brutalité rarement égalée

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Christian Lehmann est médecin et écrivain. Pour «Libération», il tient la chronique d’une société touchée par les crises sanitaires et du service public.

Bruno-Pascal Chevalier, malade du sida, avait fait une grève des soins en 2008 pour protester contre les franchises médicales. (François Guillot/AFP)
Publié le 12/11/2025 à 16h03

Ce qui se joue jusqu’à ce mercredi 12 novembre au soir à l’Assemblée nationale et bientôt au Sénat semble confus, incohérent, incompréhensible à la plupart des citoyens, la gravité des décisions de certains groupes parlementaires étant à dessein masquée par la complexité de la situation. Nous voici face à un projet de loi de financement de la Sécurité sociale (PLFSS) pour 2026 des plus brutaux, des plus insensés, des plus dévastateurs jamais proposés. Les journalistes qui suivent minute après minute les débats s’arrachent les cheveux, hallucinent devant la médiocrité des députés sur les questions de santé. Le gouvernement et ses affidés peuvent sans sourciller dénigrer les médecins en expliquant que ceux-ci prescrivent des arrêts de travail injustifiés dépassant les durées préconisées par la Haute Autorité de la santé, ce qui est totalement fallacieux. Ils peuvent proposer de diminuer les indemnités journalières de ceux qui seraient «trop souvent malades», ou de les pousser au télétravail pendant leur maladie…

Et donc

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