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Mobilisation

Cliniques privées : la grève du 3 juin promet d’être «extrêmement suivie»

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Un mois et demi après l’appel à la mobilisation, la Fédération de l’hospitalisation privée n’a obtenu aucune concession du gouvernement. Les patients commenceront d’être déprogrammés dès le 20 juin.

Salle d'attente d'une clinique privée à Paris, le 23 août 2023. (Laure Boyer /Hans Lucas. AFP)
Publié le 15/05/2024 à 17h25

Attention au point de non-retour. Ce mercredi 15 mai, le président de la Fédération de l’hospitalisation privée, Lamine Gharbi, s’est fendu d’une mise en garde claire au gouvernement. La perspective d’une «grève totale» des établissements privés de santé et des praticiens spécialistes qui y exercent, du 3 au 5 juin, en réaction à l’inéquitable revalorisation des tarifs entre hôpitaux publics et cliniques privées, se précise. «Ce mouvement inédit promet d’être extrêmement suivi, avertit Gharbi lors d’un point presse. 80 % de nos adhérents ont déjà envoyé leur lettre d’intention de grève aux agences régionales de santé, et au final ce sera 100 %.» Le secteur privé assurant quelque 35 % de l’activité hospitalière sur le territoire, c’est une grosse pagaille potentiellement délétère pour les patients qui se profile à seulement quelques jours du scrutin des européennes.

«Blocs opératoires à l’arrêt»

Surtout, le mur se rapproche désormais à grande vitesse. «A compter du 20 juin, on va commencer à déprogrammer des patients un peu partout sur le territoire, poursuit Gharbi. Si on n’a pas de réponse de l’exécutif avant la fin de la semai

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