Mécontente, une femme d’une cinquantaine d’années sort du poste central de sécurité les poings serrés, masque sous le nez. Elle passe devant un imposant agent de sécurité qui lève les yeux au ciel. «Voilà. En gros, c’est ça le contrôle du pass sanitaire», sourit jaune un employé de l’Aquaboulevard. Dans l’impossibilité de présenter le fameux sésame, cette cliente s’est vu refuser l’entrée dans le parc aquatique. Frustrée, elle a exigé des explications auprès des managers.
Pourtant, avant même de passer les portes de l’iconique parc aquatique parisien, de multiples panneaux indiquent la marche à suivre : depuis le 21 juillet, comme dans tous les établissements de loisir et de culture accueillant plus de 50 personnes en intérieur, il faut montrer patte blanche avant de pouvoir profiter des installations.
«On n’est ni formés ni payés pour contrôler les gens»
Conséquence, malgré un public en majorité familial, spécialement en période de vacances, la tension est devenue quotidienne dans les couloirs de l’Aquaboulevard. «Globalement on n’a pas non plus de gros problèmes car on a la chance d’avoir un service de sécurité qui dissuade même les plus déterminés», tient à tempérer un manager préférant rester anonyme. Néanmoins, entre les personnes qui ne sont pas au courant et celles qui sont de mauvaise volonté, mieux vaut savoir garder son calme. «On a des énerg




