Le pass sanitaire permet-il vraiment de contenir l’épidémie ? Probablement, répond la dernière mise à jour des travaux de l’équipe de modélisation de l’Institut Pasteur menée par Simon Cauchemez, publiée ce lundi. «Les personnes non vaccinées contribuent de façon disproportionnée à la transmission. Des mesures de contrôle ciblant cette population pourraient maximiser le contrôle de l’épidémie tout en minimisant l’impact sociétal par rapport à des mesures non ciblées», écrivent les auteurs dans leur article.
En clair, il est plus efficace – et moins lourd pour l’économie – de réduire les contacts des populations non vaccinées plutôt que des populations vaccinées. Ceci dit, pas question non plus pour les personnes immunisées de revenir à une vie libre de toute contrainte, pour l’instant. D’où le pass sanitaire. Les chercheurs s’attendent «à ce qu’à peu près la moitié des infections aient lieu chez des personnes vaccinées (alors que ce groupe représente plus de 70 % de la population). Il est donc important que les personnes vaccinées continuent à respecter les gestes barrières».




