Président de la Fédération hospitalière de France, Frédéric Valletoux analyse pour Libération les premiers retentissements majeurs de la reprise épidémique sur les services hospitaliers, et pointe les risques de tensions à venir qui pourraient affecter les équipes de soignants.
En Guadeloupe et Martinique, le système hospitalier vit actuellement des journées cataclysmiques dues à la quatrième vague du Covid. Assiste-t-on à une situation inédite depuis le début de la crise en France ?
On se dirige vers un scénario inconnu et peut-être pire que tout ce qu’on a connu. Ce que vivent les hôpitaux antillais rappelle la situation de l’Alsace en mars et avril 2020 : le flux ininterrompu de patients, la nécessité de demander du renfort extérieur, les transferts, l’impression de faire une médecine de catastrophe face à un mur trop haut pour vous. Sauf qu’ici, inévitablement, l’éloignement géographique complique tout. Il n’est pas insurmontable à la solidarité des soignants, la preuve avec l’arrivée de plus de 250 renforts mardi. Mais pour les transferts par exemple, c’est plus coûteux, et nettement plus péri




