On ne peut plus rien dire.
Les demi-mensonges du gouvernement sur les stocks de masques et l’état de préparation à la menace sanitaire ont permis au narratif conspirationniste de prospérer dès le début de la crise en agrégeant des contre-vérités. Parmi elles, l’existence de plusieurs traitements spectaculairement efficaces contre le Covid, honteusement interdits par une cabale politico-pharmaceutique. Le professeur Raoult y a acquis sa réputation internationale, et une horde de followers soudain mués en spécialistes en pharmacologie. S’y sont ajoutés rapidement la dénonciation d’une directive d’euthanasie généralisée des plus faibles au Rivotril, les spécialistes en pharmacologie diplômés sur YouTube ayant été informés que le produit (comme la morphine, d’ailleurs), est contre-indiqué en cas d’insuffisance respiratoire.
Dans ces colonnes, et inlassablement, ailleurs, des médecins spécialistes de soins palliatifs ont expliqué ce qu’il en était : la rupture de stock du midazolam (Hypnovel), un psychotrope hypnotique utilisé pour la sédation des patients lors d’une anesthésie, mais aussi pour accompagner la sédation de patients en fin de vie en leur évitant des souffrances agoniques asphyxiques, avait amené à réserver l’Hypnovel à l’hôpital pour les anesthésies en le remplaçant en ville par le clonazépam (Rivotril), un médicament utilisé dans l’épilepsi




