Le comité de scientifiques indépendants de l’Agence sanitaire américaine (FDA) s’est prononcé mardi en faveur de la pilule anti-Covid de Merck, le molnupiravir, mais par seulement 13 voix pour et 10 voix contre. Cette décision ouvre la voie à son autorisation aux Etats-Unis dans les jours à venir, mais la FDA doit encore confirmer sa décision. Les défauts de la molécule ont été longuement discutés par les experts. Ils recommandent son utilisation pour les personnes atteintes de cas légers à modérés de la maladie et présentant un haut risque de développer un cas grave pouvant mener à une hospitalisation ou un décès. Mais déconseillent, par exemple, de l’administrer aux femmes enceintes. Leurs arguments sont rendus publics, une transparence dont les autorités françaises et européennes devraient s’inspirer.
En effet, «la France sera le premier pays européen à faire bénéficier ses concitoyens» du molnupiravir, affirmait Olivier Veran lors de sa conférence de presse jeudi. La France a déjà commandé 50 000 doses du médicament. Une décision prise sans qu’a




